« … D’efficaces narrativités promptes à l’échange massifié par l’entremise des médias globalisés, qui perforent utilement, ici et là, pour un temps, l’horizontalité du monde » Ou encore : « changer les paradigmes du dedans et du dehors, en déterritorialisant l’un et l’autre, à l’intérieur du global indépassable… »
Thésard en philosophie ou en sociologie ? Pas du tout ! La personne qui a écrit ces phrases est le créateur et directeur de la Biennale de Lyon, Thierry Raspail et ces extraits sont tirés de sa préface. Et ce ne sont pas les seuls passages incompréhensibles. Pourtant on parle d’art contemporain, d’œuvres parfois d’une simplicité déconcertante (animaux en plastiques reproduits en série dans des couleurs criardes par exemple…..). Alors de là à penser que plus l’œuvre est insignifiante et dénuée de sens, plus on se doit de la doter d’un discours redondant et prétentieux, il n’y a qu’un pas…que je ne franchirai néanmoins pas, par respect pour un certain Art Contemporain qui reste sensible, compréhensible et émotionnel.
Cette réflexion sur le « parler » de l’Art Contemporain, est très bien explicité dans un dossier de Pierre Souchard dans le numéro 97 du magazine Artension : « Depuis les années 70, les philosophes, sociologues et autres intellectuels se sont emparés du discours sur l’art, réservé auparavant aux artistes, écrivains, historiens et journalistes. Depuis, moins les œuvres sont sensibles, plus certains développent alentour un épais nuage de vocabulaire alambiqué. Le public, humble, fait profil bas, de peur de passer pour un idiot. Résultat ? Depuis les abus de langages se multiplient, insupportables, prétentieux, stériles. » Dans la suite de l’article, Martine Salzmann décortique le discours de Thierry Raspail en une véritable explication de texte, faisant ressortir les non-sens, l’hermétisme et la non-cohérence.
La lecture de ce numéro d’Artension devrait être donnée en prescription médicale à tous ceux qui ce sont un jour sentis exclus de cette classe, ou plutôt caste, qui sait que dernière un « chicken jaune fluo en plastique » se cache une œuvre profonde et pleine de sens à côté de laquelle le radeau de la méduse fait figure d’image de calendrier ! A lire donc, c’est bon pour son estime de soi …
Une grâce un peu perverse, un érotisme toujours présent. Presque un demi-siècle plus tard, en 2008, une affiche montrant la vénus nue, destinée à promouvoir une exposition Cranach à la Royal Academy of Arts de Londres fut censurée. L’œuvre, conservée au Musée de Francfort, n’a pas été du goût de la London Underground, jugeant qu’elle était une offense à la pudeur. Pour justifier sa décision, elle a cité son règlement en matière d’affichage, qui bannit toute publicité «montrant des hommes, des femmes ou des enfants d’une façon sexualisée, ou montrant des corps à moitié ou totalement dénudés dans un contexte ouvertement sexuel. Au final, la décision d’interdire l’affiche fut annulée.

Sa mélancolie, éclatante de couleur dans sa robe rouge, dans une dynamique de légèreté aérienne. Toutes les lignes du tableau convergent vers le menu sein de cette jeune et jolie personne. Portant de travers une couronne d’épines, elle taille une verge de bois. Toujours cet érotisme teinté de dangerosité. Ce tableau se trouve au musée de Colmar.
Tout d’abord : se boire un jus au café du musée. Souvent ces lieux sont classes et agréables. En profiter pour dresser un plan d’attaque. Pour cela : plans, dépliants, actualités pris à l’accueil du musée. Se donner un objectif idiot : genre vérfier la dentition du lion de belfort. (oui, il y a une réplique du lion de Belfort à l’intérieur du musée de Lille…pas taille réelle heureusement !). Déterminer ses priorités et prévoir des « invendus » : genre fléchettes des hauts plateaux de Papouasie datant de -3500 ans…
une grande salle, puis à gauche, et à nouveau à gauche et….horreur, la pièce que vous voulez visiter est envahie. De quoi me demanderez-vous ? De visiteurs ? Pourtant, dans ces musées, en semaine, seuls quelques retraités de l’éducation nationale, sac à dos, semblent s’intéresser aux descentes de croix et aux apparitions de l’ange Gabriel… alors…









